Le cas Fede&La culture et l’importance de ne pas en suivre une “théologie de l'émotion” qui s'oppose au Magistère de l'Église
LE CAS BAGUE DE MARIAGE & CULTURE ET L'IMPORTANCE DE NE PAS SUIVRE UNE « THÉOLOGIE DE L'ÉMOTION » QUI EST OPPOSÉE AU MAGISTÈRE DE L'ÉGLISE
La théologie ne se pratique pas par réaction émotionnelle, mais pour un argument scientifique, grâce à l’utilisation cohérente de catégories spéculatives précises, avec distinction des niveaux et respect des niveaux de discours. Si ces hypothèses sont manquantes, il n'y a pas de réfutation théologique, mais une intervention étrangère au domaine de la théologie lui-même.
- Nouvelles de l'Église -
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Auteur
Ariel S. Levi Gualdo
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En réponse à mon récent article La fascination irrépressible exercée sur certains laïcs par la « théologie du slip », docteur. Jean Zénon, directeur des éditions Fede&Cultura a publié une vidéo de réponse que j'insère ici.
Il faut d’abord clarifier un point méthodologique: la théologie n'est pas pratiquée par réaction émotionnelle, mais pour un argument scientifique, grâce à l’utilisation cohérente de catégories spéculatives précises, avec distinction des niveaux et respect des niveaux de discours. Si ces hypothèses sont manquantes, il n'y a pas de réfutation théologique, mais une intervention étrangère au domaine de la théologie lui-même.
Mon article avançait une thèse précise, articulé et vérifiable (cf. Qui). Quiconque le lit et examine ensuite le contenu de la réponse du Dr. Zénon, sera capable de constater un fait objectif: les questions que j'ai soulevées ne sont pas abordées selon leurs mérites, mais contourné en déplaçant le discours vers les plans latéraux, qui ne touchent pas à l'argument que j'ai proposé, plutôt: ils n'y touchent même pas.
Tout le monde peut le vérifier dans le texte contesté J'ai explicitement précisé que j'intervenais en tant que prêtre, pasteur qui prend soin des âmes, confesseur et directeur spirituel. La réponse du Dr. Zeno fait plutôt référence de manière générique au droit des laïcs à s'exprimer, évitant toutefois le point central, sans tenir compte du fait que le discours ne concernait pas le droit de parole ou de critique, mais sur l'expérience ecclésiale spécifique d'où part la réflexion: le sacrement de pénitence et la direction spirituelle, où opèrent les prêtres, pas les laïcs. C'est de cette pratique concrète, pas d'une construction théorique abstraite, que mon intervention commence et se structure. Et à ce niveau précis, la réponse n'est tout simplement pas pertinente.
L'argument selon lequel avoir eu six enfants suggère une sorte de compétence supérieure à celle des prêtres dans le domaine moral et pastoral, elle s'inscrit dans une typologie argumentative bien connue, historiquement utilisé par les milieux laïcs et anticléricaux pour délégitimer le magistère et la parole du clergé sur les questions familiales et relationnelles. Proposer à nouveau ce programme ne renforce pas l'argument, mais il révèle sa faiblesse méthodologique.
Il y a alors un point central, ce qui ne permet aucune ambiguïté. Le Dr. Zeno s'est publiquement opposé à plusieurs reprises, sur un ton dur et irrespectueux, le Préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi en relation avec la Note Doctrinale Mère des fidèles, concernant le caractère inapproprié de l'usage du titre de « co-rédemptrice » en référence à la Bienheureuse Vierge Marie. Maintenant, le fait déterminant est le suivant: ce document, approuvé par le Souverain Pontife qui a ordonné sa publication, s'inscrit dans le Magistère authentique de l'Église. Ces données, par lui-même, ferme le problème au niveau ecclésiastique à tout « droit de critique » spécieux.
Alors répondez en invoquant la liberté de pensée rejeter cet acte équivaut à confondre délibérément le niveau de la recherche théologique avec celui de l'assentiment dû au Magistère. La liberté théologique n'autorise pas la contestation publique et méprisante d'un document approuvé par le Souverain Pontife., il ne permet pas non plus de mettre sur le même plan les opinions personnelles et les actes de l'autorité ecclésiale., pour ensuite se proclamer théologiens, défenseurs de la foi et éducateurs catholiques.
L'appel aux saints, mystiques ou aux déclarations individuelles des anciens Pontifes ne changent rien à cette image, parce que la théologie catholique a toujours distingué:
– expressions dévotionnelles ou mystiques, qui n'engagent en aucune manière la foi des croyants;
– les déclarations faites par les papes en tant que médecins privés;
– les actes du Magistère authentique, qui exigent au contraire une appartenance ecclésiale combinée à un respect filial et une obéissance dévote au Pontife romain et aux évêques.
C'est aussi un fait historique incontestable que saint Jean-Paul II a toujours rejeté la demande de définition du dogme de Marie co-rédemptrice; que Benoît XVI a souligné les difficultés christologiques posées par le terme lui-même; que Francesco, ainsi que enfin Léon XIV, ont confirmé cette orientation, approuvant la note doctrinale en question. Face à cet ensemble cohérent de données, l'insistance sur des citations isolées et décontextualisées ne constitue pas un argument théologique, mais une sélection idéologique de sources, précédé et accompagné de leur manipulation, après une approche amateur de la théologie et de l'histoire du dogme qui surgit, comme effet, celui d'empoisonner les membres les plus simples du Peuple de Dieu, le même que nous devons protéger et protéger par impératif de conscience, en tant que prêtres du Christ institués pour enseigner, sanctifier et guider.
Appliquer le même critère d'extrapolation et de manipulation, on pourrait remettre en cause le dogme de l'Immaculée Conception en rappelant les réserves de saint Thomas d'Aquin, ou remettre en cause la discipline actuelle de la Pénitence sur la base des positions de saint Ambroise et de saint Grégoire le Grand, mûri dans un contexte historique radicalement différent, quand ce sacrement n'était pas reproductible et ne pouvait être administré qu'une fois dans la vie et plus jamais. Toujours dans cette logique anti-théologique et anti-historique, on pourrait même nier le premier concile de Nicée, se référant aux hypothèses et opinions exprimées par divers Saints Pères avant l'année 325.
L’incohérence de cette méthode apparaît donc immédiatement ça - entre saints et mystiques, messages de Fatima et vies maladroites de Jésus romancés par Maria Valtorta - ramènerait la discussion dans le domaine du piétisme et du fidéisme le plus désolé, des réalités qui n'ont rien à voir avec la foi catholique et avec la spéculation théologique proprement dite et scientifiquement parlant.
D'après les vidéos publiées par le Dr. Zénon une approche pas tout à fait correcte et pas tout à fait orthodoxe de la théologie fondamentale émerge: des formes manifestes d'hostilité envers le Magistère de l'Église sont détectées; nous nous érigeons en défenseurs de la « vraie foi » et de la « vraie tradition », que ces groupes prétendraient protéger face à des actions des Pontifes et des Évêques qu'ils considèrent doctrinalement discutables; tout est masqué sous la référence à la liberté de pensée et d'opinion, qui pourtant, En fait, aboutit à des positions idéologiques.
La photo est terminée — et je conclus ici — avec une série d'autres vidéos “hautement pédagogique”, distinct et postérieur à celui qui fait l'objet de ma réponse, qui parlent d'eux-mêmes. Pour n'en citer qu'un, parmi tant d'autres, il suffit de penser à des déclarations d'une gravité sans précédent telles que: «L'hérésie est pire que la pédophilie»
Il s’agit d’une affirmation dépourvue de tout critère logique et théologique, fondé sur une juxtaposition inappropriée entre des réalités radicalement différentes sur le plan ontologique et moral. Ce sont des comparaisons, si proposé par quelqu'un qui se présente comme théologien, Pédagogue et formateur catholique, ils ne peuvent pas être rejetés comme une simple naïveté d’expression, mais ils révèlent un grave manque de prudence et de discernement méthodologique sur le plan pédagogique et théologique.
De Isola Patmos, 14 janvier 2026
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